Une étude sur le personnel de santé, validée cette semaine à Moroni, chiffre le manque : environ 3 928 professionnels pour tout le pays, très concentrés à Moroni, et près de trois sur quatre contractuels ou bénévoles.
Les chiffres confirment ce que les patients vivent dans les centres de santé des villages. Le ministère de la Santé a ouvert jeudi 5 novembre l’atelier de validation de l’analyse du marché du travail en santé, réalisée avec l’appui technique de l’OMS et le soutien financier de la Banque mondiale.
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Contactez-nous16,6 soignants pour 10 000 habitants
En 2025, le pays comptait environ 3 928 professionnels de santé, soit 16,6 pour 10 000 habitants. C’est seulement 37,3 % du seuil fixé dans les objectifs de développement durable. Autrement dit, il manque près de deux soignants sur trois pour couvrir correctement les besoins de la population.
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Trois sur quatre sans statut stable
Autre chiffre frappant : près des trois quarts des agents sont contractuels ou bénévoles. Des infirmiers et sages-femmes travaillent ainsi pendant des années sans statut, parfois sans salaire régulier. L’OMS pointe aussi la concentration du personnel à Moroni, au détriment des structures de santé périphériques, notamment à Anjouan et Mohéli et dans les zones rurales.
Le ministre veut une feuille de route
Le ministre de la Santé, Ahamadi Sidi Nahouda, a qualifié les ressources humaines en santé d’« investissement stratégique » et de « pilier de notre souveraineté sanitaire ». Il demande une « feuille de route nationale concrète ». La Banque mondiale insiste pour que l’étude serve réellement aux décisions.
Le défi est connu : former davantage, recruter les bénévoles qui font déjà tourner les services, mieux payer pour retenir les soignants, et donner envie de travailler loin de la capitale. Sans cela, les Comoriens continueront de se faire soigner à l’étranger quand ils le peuvent, et de rester sans soins quand ils ne le peuvent pas.
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