Des militaires chargés de garder les entrepôts du site de la PAM, à la Coulée, sont soupçonnés d’avoir écoulé l’équivalent de dix conteneurs de riz. L’ONICOR estime son préjudice à 135 millions de francs comoriens.
Le riz disparaissait par petites quantités. Pas d’un coup, mais au fil de plusieurs prélèvements, jusqu’à ce que des agents de l’Office national d’importation et de commercialisation du riz (ONICOR) constatent une baisse anormale des stocks entreposés sur le site de la PAM, dans le quartier de la Coulée, à Moroni.
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Contactez-nousLes soupçons visent des militaires affectés à la surveillance de ces magasins. Ils auraient sorti puis revendu l’équivalent de dix conteneurs de riz. L’office chiffre la perte à 135 millions de francs comoriens, soit environ 274 000 euros. Selon nos confrères de Comoresinfos, les militaires mis en cause ont été arrêtés. Leur nombre, la période exacte des faits et le circuit de revente n’ont pas été rendus publics.
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Le coup tombe mal pour l’ONICOR, déjà en difficulté. En novembre 2025, ses agents réclamaient cinq mois d’arriérés de salaires. Le 6 avril dernier, des commerçants avaient manifesté devant son siège pour récupérer des avances versées pour du riz jamais livré.
Le riz est l’aliment de base de tous les foyers de l’archipel, et son prix est suivi de près, aux Comores comme dans la diaspora qui aide les familles. Reste une question : qui paiera le riz disparu ? Aucune information n’a été donnée sur un éventuel remboursement de l’office.
Les personnes mises en cause sont présumées innocentes tant qu’elles n’ont pas été jugées. Article mis à jour au fil de l’enquête.
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