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Comores

Affaire Naïcha : la cour d’assises de Moroni condamne Fahami Moustoifa à la peine de mort

Cinq mois après le meurtre de Naïcha Mmadi Abdou, 22 ans, la cour d’assises de Moroni a rendu son verdict dans la nuit du 14 au 15 octobre. Le parquet général annonce faire appel pour deux des trois accusés.

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3D Judges Gavel
Photo : Chris Potter / Wikimedia Commons, CC BY 2.0

Le verdict est tombé peu avant minuit, dans la nuit du mercredi 14 au jeudi 15 octobre, devant une salle comble. La cour d’assises de Moroni a condamné Fahami Moustoifa à la peine de mort pour l’assassinat de Naïcha Mmadi Abdou, une jeune femme de 22 ans originaire de la région de Mbadjini, au sud de la Grande Comore.

Ses deux coaccusés ont connu des sorts différents. Athoumani Abdouroihmane écope de 25 ans de réclusion criminelle, la cour lui ayant accordé des circonstances atténuantes : il a reconnu avoir aidé à dissimuler le corps, tout en niant avoir participé au meurtre. Elamine Moumine, oncle du principal accusé et propriétaire de l’atelier de menuiserie où celui-ci travaillait, était poursuivi pour complicité passive, pour ne pas avoir dénoncé les faits. Il a été acquitté.

Des aveux à l’audience

Selon Mayotte Hebdo, Fahami Moustoifa, 22 ans, aide-soignant et ancien collègue de la victime, a reconnu à la barre l’avoir tuée. L’accusation a soutenu la thèse de la préméditation. Au terme de l’instruction, les faits avaient été qualifiés notamment d’assassinat, de torture, de recel et de profanation de cadavre et d’association de malfaiteurs, rapporte La Gazette des Comores.

Le parquet général a annoncé faire appel de la peine prononcée contre Athoumani Abdouroihmane et de l’acquittement d’Elamine Moumine. Pour ces deux accusés, la décision n’est donc pas définitive.

Une affaire qui a bouleversé le pays

Naïcha Mmadi Abdou avait disparu le 19 mai 2026. Son corps calciné avait été retrouvé quatre jours plus tard dans un champ près de Dzahadjou-Mbadjini, après des recherches menées par les habitants. Le drame avait provoqué une vive émotion dans tout l’archipel. Dans un communiqué publié le 23 mai, la présidence de l’Union des Comores avait demandé que toute la lumière soit faite sur ce crime et que ses auteurs répondent de leurs actes devant la justice.

Le verdict relance aussi le débat sur la peine capitale. Elle figure toujours dans la loi comorienne, mais aucune exécution n’a eu lieu dans le pays depuis la fin des années 1990.

Sources

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