Le ministère kényan de la Santé a annoncé le mercredi 14 octobre un deuxième cas d’Ebola. Il s’agit d’un homme de 39 ans, proche de la première victime, qui était déjà en quarantaine lorsqu’il a présenté des symptômes. Les autorités affirment n’avoir aucun signe de propagation dans la population.
Le premier patient, un Kényan qui vivait en république démocratique du Congo (RDC), est mort à Nairobi le 5 octobre. Il avait contracté le virus en RDC, rejoint Kampala par la route puis pris l’avion pour Nairobi le 3 octobre. Selon Euronews, les autorités ont retrouvé 113 des 128 contacts étroits identifiés. Ce sont les deux premiers cas d’Ebola jamais signalés au Kenya.
La RDC, épicentre de l’épidémie
En RDC, l’épidémie déclarée en mai a fait plus de 4 000 morts et compte plus de 9 000 cas confirmés au 13 octobre. La province de l’Ituri est la plus touchée. L’Ouganda a également signalé des cas.
L’épidémie est due à la souche Bundibugyo, contre laquelle il n’existe ni vaccin homologué ni traitement spécifique. Les soignants de première ligne reçoivent le vaccin Ervebo, conçu pour une autre souche, sans certitude sur son efficacité. Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) juge très faible le risque pour l’Europe.

