L’épidémie d’Ebola qui frappe l’est de la République démocratique du Congo a dépassé les 10 000 cas confirmés et approche les 5 000 morts. La souche en cause, Bundibugyo, échappe au vaccin le plus utilisé, et des cas ont été confirmés au Kenya et au Nigeria.
Le seuil symbolique a été franchi fin octobre : plus de 10 000 cas confirmés d’Ebola en République démocratique du Congo depuis le début de l’épidémie, signalée à la mi-mai. Les autorités sanitaires congolaises faisaient état le 27 octobre de 10 060 cas et 4 887 décès. Début novembre, les chiffres compilés par les agences européennes dépassaient 10 500 cas et 5 100 morts.
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Contactez-nousL’Agence de santé de l’Union africaine, Africa CDC, la décrit comme l’épidémie d’Ebola « la plus rapide de l’histoire ».
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L’Ituri, épicentre
La province de l’Ituri concentre la grande majorité des cas, suivie du Nord-Kivu, deux régions déjà fragilisées par les conflits armés et les déplacements de population. La maladie s’est ensuite étendue au Haut-Uélé, à la Tshopo et à d’autres provinces. Huit provinces sont désormais touchées.
Une souche contre laquelle le vaccin n’est pas prouvé
Le virus en cause est la souche Bundibugyo. Le vaccin Ervebo, qui a permis de contenir les épidémies précédentes, a été conçu contre une autre souche, dite Zaïre. Son efficacité contre Bundibugyo n’est pas démontrée : l’Organisation mondiale de la santé juge une protection « plausible », mais elle reste à mesurer. Les équipes de terrain misent donc surtout sur l’isolement des malades, le suivi des contacts et des enterrements sécurisés.
Le virus a passé les frontières
Des cas liés à cette souche ont été confirmés au Kenya, où neuf cas ont été recensés, et au Nigeria, qui a identifié son premier patient le 20 octobre. Pour les pays de la région, dont ceux de l’océan Indien très liés à l’Afrique de l’Est par les vols et le commerce, la vigilance aux points d’entrée devient une priorité.
Les symptômes à connaître : fièvre brutale, grande fatigue, douleurs musculaires, vomissements, diarrhée, parfois saignements. Toute personne présentant ces signes après un séjour dans une zone touchée doit consulter immédiatement et éviter les contacts.
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