70 000 policiers et gendarmes avaient été mobilisés, contre 60 000 le samedi précédent. Le RAID, le GIGN et la BRI étaient engagés, avec des blindés et des canons à eau en réserve. Dans plusieurs villes, les préfets avaient interdit les rassemblements dans les centres-villes et maintenu des couvre-feux.
À Paris, un seul cortège syndical était autorisé, de la porte d’Italie à la porte de Vincennes. Le ministère y a compté 110 000 manifestants, la CGT 250 000. Le défilé s’est déroulé sans incident majeur jusqu’en fin d’après-midi. Vers 17 h 30, des heurts ont éclaté cours de Vincennes, où la préfecture de police a signalé plus de 500 casseurs. À 20 heures, elle annonçait que la manifestation était « entièrement dispersée ».
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Contactez-nousÀ Marseille, où vit une large part de la diaspora comorienne, une seule manifestation avait été autorisée. 17 000 personnes y ont défilé selon la police, 100 000 selon la CGT. Des commerces ont été pillés dans le 5e arrondissement et le commissariat de Noailles a été pris pour cible. Dix-sept personnes ont été interpellées dans un supermarché saccagé. Le couvre-feu nocturne reste en vigueur dans la ville.
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Les débordements ont touché d’autres villes. À Lyon, des barricades ont été dressées et des véhicules incendiés près de l’avenue Jean-Jaurès. À Grenoble, la préfecture a recensé 400 militants « black bloc » ; une pizzeria et un supermarché ont été saccagés. Des pillages ont aussi eu lieu à Rennes. À Toulouse, un jeune homme de 20 ans a été grièvement blessé à la main par une explosion.
À Orléans, la contre-manifestation organisée contre le congrès du Rassemblement national a réuni 11 000 personnes selon la préfecture, 26 000 selon les organisateurs. Le parti tenait son congrès au Zénith, où Jordan Bardella devait être réélu à sa présidence.
« Les cortèges se sont bien passés », a estimé le ministre de l’Intérieur, tout en dénonçant la présence de casseurs. À la même heure, le 17 octobre, 385 personnes avaient été interpellées.
La mobilisation pèse aussi sur le reste du week-end : le match PSG-Lyon, prévu dimanche, a été reporté à lundi soir à la demande de la préfecture de police.
Photo d’illustration : Jeanne Menjoulet / Wikimedia Commons (CC BY 2.0).



