Les Comores comptaient environ 3 928 professionnels de santé en 2025, soit 16,6 pour 10 000 habitants. C’est à peine plus d’un tiers du seuil de référence international, selon une étude validée cette semaine à Moroni.
Médecins, infirmiers, sages-femmes : 16,6 pour 10 000 habitants. Le chiffre figure dans l’analyse du marché du travail en santé (AMTS), dont le rapport a été présenté lors d’un atelier national de deux jours à Moroni. L’étude a été menée avec l’appui technique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et un financement de la Banque mondiale. Ce niveau représente 37,3 % du seuil de référence des Objectifs de développement durable.
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Contactez-nousLe manque de bras n’est pas le seul problème. Près des trois quarts des agents travaillent sous statut contractuel ou bénévole. Les écarts sont forts entre les professions et entre les îles, et les moyens publics restent limités.
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Le ministre de la Santé, Ahamadi Sidi Nahouda, a parlé d’« un pilier de notre souveraineté sanitaire » et demandé une « feuille de route nationale concrète ». Les gouverneurs des îles, les directeurs régionaux de la santé et des responsables hospitaliers participaient à l’atelier.
La représentante de l’OMS a mis en garde contre un risque précis : la montée en puissance du CHU El-Maarouf pourrait attirer le personnel vers Moroni et vider les centres de santé de Ndzuani, de Mwali et des régions de Ngazidja. Pour Boubacar Sid Barry, représentant de la Banque mondiale, le succès de l’étude se mesurera à « sa capacité à influencer des décisions concrètes ».
Prochaine étape annoncée : transformer ces chiffres en plan de recrutement et de répartition des soignants.
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