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Jeudi 29 octobre 2026 |L’info en temps réel, au service des citoyens
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Comores

Aéroport, hôpital El-Maarouf : quel contrôle Maître Mzimba exerce-t-il en tant que député de l’opposition ?

Concession de l'aéroport Prince-Saïd-Ibrahim pour 30 ans, possible gestion étrangère de l'hôpital El-Maarouf : sur ces dossiers qui touchent à la souveraineté des Comores, quelles questions le député de l'opposition Maître Mzimba a-t-il posées au gouvernement ?

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Maître Mzimba, député de l'opposition, à l'Assemblée de l'Union des Comores
Maître Mzimba, député de l’opposition parlementaire. Photo : DR

Aux Comores, deux dossiers méritent aujourd’hui une attention particulière : la gestion de l’aéroport international Prince-Saïd-Ibrahim par un opérateur émirati, et les informations, qui restent à confirmer, sur une éventuelle gestion étrangère du nouvel hôpital El-Maarouf.

L’aéroport : quelles garanties pour les Comoriens ?

La gestion de l’aéroport a été confiée à un opérateur étranger, dans le cadre d’une concession annoncée pour 30 ans. Des suppressions d’emplois ont accompagné les restructurations.

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Plusieurs questions attendent donc des réponses. Quels sont les engagements exacts du concessionnaire ? Quels mécanismes permettent à l’État de contrôler le respect du contrat ? Quels critères ont été retenus pour les décisions concernant les employés ? Quelles garanties protègent les intérêts nationaux ?

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Ces interrogations ne traduisent pas un rejet des investissements étrangers. Elles relèvent du droit des citoyens à comprendre les décisions prises en leur nom.

El-Maarouf : quelle place pour les compétences nationales ?

Après plusieurs années de chantier, les Comoriens attendent de leur futur hôpital national qu’il améliore réellement l’accès aux soins.

Des informations évoquent la possibilité de confier sa gestion à une entité étrangère. Si cette perspective se confirme, le gouvernement devra expliquer les critères de sélection, la durée du contrat, son coût et les garanties prévues pour le personnel comorien.

L’expérience de l’aéroport pose aussi la question de l’emploi. Les mêmes mesures seront-elles envisagées à l’hôpital ? Les professionnels comoriens seront-ils prioritaires ? À ce stade, rien ne permet d’affirmer que les deux situations seront identiques. Mais ces questions doivent être posées avant toute décision.

Et Maître Mzimba dans tout cela ?

Puisque Maître Mzimba se présente comme député de l’opposition parlementaire, les citoyens sont en droit de lui demander quelles démarches il a entreprises sur ces dossiers. A-t-il interrogé le gouvernement sur la concession de l’aéroport ? A-t-il demandé des éclaircissements sur ses conséquences sociales ? Quelle sera sa position si une gestion étrangère d’El-Maarouf est officiellement envisagée ?

En France comme au Sénégal, le contrôle de l’action gouvernementale fait partie du travail parlementaire. Les députés disposent de moyens pour poser des questions, examiner les décisions publiques et demander des explications aux autorités. Aux Comores aussi, cette mission est essentielle. Un député de la majorité peut soutenir le gouvernement, mais le Parlement doit rester un lieu de débat et de contrôle.

Il ne s’agit pas de condamner Maître Mzimba sans examiner son activité parlementaire, mais de rappeler qu’un mandat implique des responsabilités. Ses interventions et ses éventuelles démarches doivent pouvoir être évaluées à partir de faits vérifiables.

La souveraineté nationale ne se défend pas uniquement dans les discours. Elle se défend en demandant des comptes, en exigeant de la transparence et en veillant à ce que les décisions publiques servent l’intérêt général. Les Comoriens n’attendent pas de leurs députés qu’ils s’opposent systématiquement au gouvernement. Ils attendent qu’ils posent les bonnes questions quand l’avenir de leurs institutions, de leurs emplois et de leurs services publics est en jeu.

Au fond, la question est simple : quel contrôle Maître Mzimba entend-il exercer, en tant que député de l’opposition, sur les décisions qui engagent la souveraineté et les intérêts du peuple comorien ?

Photo : DR.

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