Condamné dans l’affaire Naïcha, Athoumane Abderemane, 22 ans, est mort entre le 3 et le 4 novembre après un transfert au centre de santé militaire. Le procureur général affirme que le décès est naturel et promet une enquête. Dans l’opinion, le doute ne retombe pas.
Le parquet a voulu couper court aux rumeurs. Tard dans la soirée du mercredi 4 novembre, le procureur général a tenu un point de presse pour livrer sa version des faits : Athoumane Abderemane, 22 ans, condamné à 25 ans de réclusion criminelle dans le dossier de l’assassinat de la petite Naïcha, « est décédé d’une mort naturelle ».
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Contactez-nousCe que dit le parquet
Selon le magistrat, le commandant de la gendarmerie l’a alerté vers 18 heures, dans la nuit du 3 au 4 novembre, de la dégradation de l’état de santé du détenu. Il dit avoir ordonné son transfert au service de santé militaire, où le décès a été constaté peu après. Le procureur s’appuie sur deux avis médicaux, celui du médecin traitant et celui d’un médecin légiste, qui concluent tous deux à une mort naturelle. Le corps a été déposé à l’hôpital El-Maarouf de Moroni.
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Le procureur général a démenti « formellement » toute thèse de meurtre et a averti que les personnes qui diffusent de fausses informations pourraient être poursuivies. Dans le même temps, il annonce l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Un second détenu hospitalisé
L’inquiétude porte aussi sur Fahami Moustoifa, autre détenu dans ce dossier. Selon une source non officielle, il aurait été admis le 4 novembre vers 11 heures au centre de santé militaire, « inconscient ». Interrogé, le parquet n’a pas répondu sur son état. Aucun lien n’est établi à ce stade entre les deux situations.
Pourquoi le doute persiste
Un homme de 22 ans qui meurt en détention, quelques semaines après une condamnation très médiatisée : l’affaire réveille une question ancienne aux Comores, celle des conditions de détention et de la prise en charge médicale des prisonniers. Plusieurs décès en détention ont déjà marqué l’opinion ces dernières années, sans que les familles aient toujours obtenu des réponses claires.
Une « mort naturelle » chez un jeune homme appelle des explications précises : quelle pathologie, quels symptômes, depuis quand, quels soins ont été apportés. Ce sont ces éléments que l’enquête annoncée devra rendre publics si les autorités veulent que leur parole soit entendue. INFOS ACTU suivra l’évolution du dossier.
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