Plus de 800 000 signatures mercredi 4 novembre. La pétition déposée en juin sur le site de l’Assemblée nationale pour « supprimer CNews de l’audiovisuel français » a largement dépassé le seuil de 500 000 signatures qui ouvre la voie à un débat dans l’hémicycle.
Le texte, déposé par un particulier, demande le retrait de la convention TNT de la chaîne et sa fermeture. Il qualifie CNews de « machine à propagande ». Mardi, il comptait plus de 700 000 signatures, dont 600 000 recueillies en quelques jours.
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Contactez-nousLa pétition a pris son envol après l’attentat raciste de Trappes et de La Verrière, dans les Yvelines. Un jeune homme, Pengo Bossio Wangi, a été tué et sept personnes ont été blessées, dont une fillette. Le tireur présumé, Kevin T., a reconnu en garde à vue avoir voulu viser des personnes « de type musulman ou africain/nord-africain ».
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Au Sénat, l’écologiste Antoinette Guhl a interpellé le gouvernement pour que « le racisme n’ait définitivement plus sa place sur les fréquences publiques ». La ministre de la Culture, Catherine Pégard, a jugé le débat « légitime », mais a renvoyé la décision à l’Arcom et au juge. Elle a rappelé qu’un projet de loi contre le racisme et l’antisémitisme sera examiné au Sénat en décembre.
D’autres élus s’y opposent. Alexandre Portier (LR), président de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée, « s’inquiète de la multiplication des appels à la censure ». « En démocratie, on ne ferme pas les médias », a réagi le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus.
L’Arcom avait déjà mis en demeure CNews en juin de respecter l’exigence de pluralisme. Un recours de l’association Voies de droit, qui réunit 71 universitaires, est aussi en cours devant le Conseil d’État.
La commission des affaires culturelles doit désormais nommer un rapporteur, puis décider de classer la pétition ou d’organiser un débat.
Le suspect est présumé innocent jusqu’à son jugement. Photo : Palais Bourbon, siège de l’Assemblée nationale, Moonik / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.



