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Violences du 17 octobre : Emmanuel Macron promet la fermeté, l’opposition dénonce une allocution sans réponses

Au lendemain des violences en marge de la mobilisation contre la vie chère, Emmanuel Macron a promis d'être « intraitable » envers les casseurs et la transparence sur le maintien de l'ordre. L'opposition et les syndicats jugent l'intervention insuffisante.

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La cour d'honneur et la façade du palais de l'Élysée, à Paris
La cour du palais de l’Élysée, à Paris (photo d’illustration). Photo : Remi Mathis / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0

Au lendemain des violences et des pillages survenus en marge de la mobilisation du 17 octobre contre la vie chère, Emmanuel Macron s’est exprimé dimanche soir à la télévision. Le chef de l’État a promis la fermeté envers les auteurs de dégradations et la transparence sur le maintien de l’ordre, une intervention aussitôt critiquée par l’opposition.

Fermeté envers les casseurs et aide aux commerçants

Dans une allocution diffusée dimanche 18 octobre à 20 heures sur France 2 et TF1, le président de la République a affirmé que l’exécutif serait « intraitable » face aux auteurs de violences. Il a demandé un suivi judiciaire exemplaire, estimant que ceux qui ont détruit ou pillé devaient en répondre et rembourser les dégâts.

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Emmanuel Macron a toutefois pris soin de distinguer les casseurs des manifestants, dont il a reconnu que plusieurs centaines de milliers portaient des revendications légitimes. Il a annoncé que les préfets pourraient, en lien avec les maires, interdire certains rassemblements pour protéger les villes, les bâtiments publics et les commerces. Une cellule de crise doit être mise en place dès lundi pour accélérer les aides aux commerçants touchés.

Le chef de l’État a aussi demandé au gouvernement, et notamment au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, de tirer les leçons de la journée en matière de renseignement et d’anticipation, en promettant que toute la transparence serait faite. Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit réunir dans les prochains jours les partis politiques, les syndicats et les représentants des lycéens et des étudiants.

Selon le bilan consolidé du ministère de l’Intérieur rapporté par France 24, près de 2 400 personnes ont été interpellées et près d’un millier de policiers et gendarmes blessés lors de la journée de samedi.

Une intervention qui divise

Les réactions politiques ont été immédiates. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a qualifié l’allocution de « lamentable ». À droite, Bruno Retailleau (LR) réclame l’instauration de l’état d’urgence sans délai. À gauche, l’eurodéputée LFI Manon Aubry a parlé d’un discours de fin de règne, tandis que Fabien Roussel (PCF) a regretté l’absence de réponses sur la vie chère, et que l’écologiste Marine Tondelier a refusé d’être convoquée à Matignon comme pour un conseil de discipline.

La CFDT, qui condamne toutes les violences, demande au Premier ministre de recevoir au plus vite les organisations lycéennes, étudiantes, syndicales et patronales, rappelant que les revendications sociales à l’origine de la mobilisation restent sans réponse. La mairie de Paris a pour sa part déploré un manque de moyens policiers face aux pillages.

Le débat oppose ainsi deux lectures : pour l’exécutif et une partie de la droite, la priorité est le rétablissement de l’ordre ; pour la gauche et les syndicats, la colère sociale exige d’abord des réponses sur le pouvoir d’achat. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a par ailleurs proposé une commission d’enquête sur les violences et le maintien de l’ordre.

Sources

Photo à la une : la cour du palais de l’Élysée, à Paris (photo d’illustration). Photo : Remi Mathis / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0.

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